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IRM cérébrale : comprendre les séquences T1, T2, FLAIR et Diffusion

Pourquoi l’IRM possède-t-elle autant de séquences ?

Contrairement au scanner qui n’utilise que les rayons X, l’IRM exploite les propriétés magnétiques des noyaux d’hydrogène de l’eau et des graisses. En changeant les paramètres d’acquisition, on obtient des contrastes tissulaires très différents, chacun avec ses indications précises.

Séquence T1 : la « séquence anatomique »

En pondération T1, la graisse apparaît en hypersignal (blanc) et l’eau en hyposignal (noir). C’est l’excellente séquence pour :

  • L’anatomie cérébrale normale
  • Le sang subaigu (méthémoglobine intracellulaire)
  • Les méningiomes

Après injection de gadolinium, la rupture de la barrière hémato-encéphalique (BHE) se rehausse en T1.

Séquence T2 : la « séquence des œdèmes »

En pondération T2, l’eau est en hypersignal. Toute augmentation de la teneur en eau (œdème, inflammation, démyélinisation) se traduit par un signal augmenté. C’est la séquence de base pour détecter la sclérose en plaques, les tumeurs et les infarctus sous-aigus.

Séquence FLAIR : la « T2 sans le LCR »

Le FLAIR (Fluid Attenuated Inversion Recovery) est une T2 avec annulation du signal du LCR. Les lésions péri-ventriculaires, invisibles en T2 standard car proches du LCR en hypersignal, deviennent clairement visibles en FLAIR. Indispensable pour la sclérose en plaques.

Diffusion (DWI/ADC) : l’urgence de l’urgence

La séquence de diffusion détecte la restriction des mouvements des molécules d’eau. L’ischémie cérébrale aiguë provoque une cytotoxicité et une restriction de diffusion dès les premières minutes, bien avant qu’elle ne soit visible en T2. C’est la séquence reine aux urgences pour l’AVC ischémique.